Article complet: Stallman à Sophia, et nous aussi !05.05.08Stallman à Sophia, et nous aussi !
Ce lundi 5 mai, c'était la grand messe de Richard Stallman, organisée par Roger Marlin de l'école Polytech'Nice-Sophia. L'événement a drainé une foule nombreuse, principalement constituée d'étudiants de l'école qui n'avaient pas eu la chance d'assister à l'édition 2004 de la venue de RMS.
Après une présentation du saint de l'église d'Emacs, la conférence pouvait commencer.
Liberté, Égalité, FraternitéC'est ainsi que RMS ouvre le bal en faisant cette analogie entre les Logiciels Libres et la devise de la république française. A l'inverse, les logiciels "privateurs" (NdR: comprendre 'les logiciels propriétaires') qui sont selon RMS "un piège pour attirer les utilisateurs à céder leurs libertés". Les logiciels libres sont régis par les 4 libertés fondamentales :
Les logiciels propriétaires violent tous une ou plusieurs de ces libertés, voire toutes ! Violer la liberté 2 pose le problème éthique de ne pas pouvoir aider son prochain, ou son voisin. "Si tu peux éviter de faire du mal à quelqu'un, choisi celui qui mérite le plus" nous rappelle RMS, sous entendu que les grandes compagnies de logiciels propriétaires ne sont pas à plaindre... Finalement, l'ensemble de ces 4 libertés permettent une informatique démocratique. Genèse du projet GNUC'est en 1983 que RMS à décidé de concrétiser ces idées le liberté en partant du constat simple que pour utiliser un ordinateur, on est obligé d'utiliser un système d'exploitation, or à cette époque, il n'existait aucun système d'exploitation 'libre'. RMS décidait donc de se lancer dans l'aventure. "L'aventure vaut le coup, seulement si la victoire n'est pas assurée". C'est par goût du défi et de la programmation que RMS a commencé le développement sur une base compatible UNIX, en voulant faire un système portable et en substituant chacun des éléments propriétaires par un équivalent libre. Ainsi naissait le projet GNU, jeux de mot d'informaticien signifiant GNU's Not Unix (GNU, c'est pas UNIX) à la fin des années 80, la grande majorité du travail est fonctionnelle. Il manque cependant un élément important : le noyau. RMS et les autres développeurs décidaient alors de se baser sur un micro-noyau sur lequel il fallait développer la couche supérieure constituée d'un ensemble de petits serveurs. Le noyau HURD prenait forme. En parallèle, un informaticien finlandais nommé Linus Torvalds, s'intéressant au projet GNU, a réussi à obtenir en un an un noyau fonctionnel pour le projet GNU. 1991, le noyau Linux était né, mais sous une licence non libre. C'est en 92 que le noyau Linux adopte la licence GNU GPL de la FSF. le projet GNU et le projet Linux continuèrent à évoluer en parallèle. Le noyau Linux finit par devenir vraiment utilisable au sein du système GNU, ce qui marque le début de l'ère des distributions. GNU est le seul système d'exploitation libre, et Linux est un de ses noyauxC'est avec beaucoup d'insistance que RMS rappelle que même si Linux a fait le dernier pas pour rendre le système complet utilisable par tous les utilisateurs, il serait malhonnête de négliger les 10 ans de travail qui ont été fournis par RMS et les autres développeurs du projet GNU pour mettre en place le reste du système. Le travail dans l'informatiqueLes éditeurs de logiciels propriétaires avancent l'argument que les logiciels libres 'tuent' le marché des logiciels. Il n'en est rien ! Le développement des logiciels ne représente qu'une infime partie de l'activité des sociétés de logiciels. Elles vendent du support, de la personnalisation. Avec les logiciels libres, la brique logicielle de base est gratuite la plupart du temps, certes. Cependant, les développements sur mesure son toujours négociables pour une société qui en a besoin. De plus, les structures de support sont ouvertes : on n'est plus obligé de passer par une structure affiliée à l'auteur du logiciel, on peut choisir un service de proximité, faire jouer la concurrence. Logiciels Libres dans l'enseignement (de linformatique)"Toutes les universités et les écoles ne devraient utiliser que des logiciels libres" affirme RMS en avançant plusieurs arguments : RMS, saint de l'église EmacsPour clore la 'cérémonie', RMS revêt sa tunique de saint de l'église Emacs, église qui n'oblige pas au célibat, église sans dieu mais constituée uniquement de saints. RMS invite alors chacun à devenir saint de cette église, simplement en récitant son principe fondamentale : "Il n'y a qu'un seul système d'exploitation appelé GNU, et Linux est un de ces noyaux". Sous les applaudissements de la salle, RMS sort ses goodies, servant au financement de la Free Software Fondation, dont des autocollants fort sympathiques pour participer aux luttes de la fondation pour le développement des logiciels libres. La page dédiée à la conférence permet de revoir la vidéo de l'événement. Un grand merci à Jérome Alet et Régis Desneulin pour la diffusion en direct, ainsi qu'au Centre de ressources Informatique de l'Université de Nice Sophia Antipolis pour la bande passante. Flow Commentaires:Cet article n'a pas de Commentaires pour le moment...
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